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A LIRE : Lajos Grendel : Les cloches d’Einstein ÉCRIVAIN SLOVAQUE D’EXPRESSION HONGROISE jeudi 18 mars 2004, par Elisabeth. B
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Son dernier livre, Les cloches d’Einstein, est publié aux Editions Ibolya Virág.
Qu’advint-il d’un enfant qui rêvait de devenir Lénine, au temps du « socialisme réel et développé » puis en celui de la « révolution de velours » tchèque ? C’est ce que narre cette fable à la merveilleuse fantaisie et à l’humour dévastateur. Les tribulations de Mészáros dénoncent les absurdités des deux régimes et les tristes impasses du conformisme. Lorsqu’il demande à sa femme un peu ... d’imprévu elle rétorque : « le Parti n’approuverait pas. Le Parti nous met en garde contre les perversions ». Quand il choisira le camp des vainqueurs, ce sera avec un certain flottement : « La nouvelle de notre victoire m’a d’abord réjoui, toutefois le sens du mot nous ne m’apparaissait pas clairement. Est-ce que moi aussi, j’en fais partie ? Sinon, de quel côté suis-je ? » La drôlerie du ton, l’imagination et la fantaisie de l’auteur n’enlèvent rien à sa critique, elles la renforcent. Ce sens de la dérision m’a fait songer à Karel Capek, à l’écriture pourtant si différente . La satire, irrésistible mise en accusation des abus de pouvoir et des comportements humains.
La couverture du livre est dessinée par Claire Brétecher.
"Écrite en 1992, après la révolution de velours, cette fable cocasse est aussi un réquisitoire musclé contre toutes les formes de pouvoir. (.) Aussi hilare que roublard. Tout un art." Le Temps "Méfions-nous des humoristes, il n’y a rien de plus réaliste que le comique par l’absurde" Libération " Les personnages de Lajos Grendel ressemblent à ceux de la commedia dell’arte, ce sont des prototypes, des caricatures très réussies. Tout le monde a connu des Microfil, serviteurs fervents de tous les régimes, qui ne se préoccupent en vérité que de leur propre carrière. Je me suis beaucoup amusée en traduisant ce livre et j’ai ressenti aussi de la tristesse en pensant |