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Panorama de la poésie hongroise

Première publication : 4 février 2003, dernière mise à jour: lundi 3 janvier 2005, par danubius


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En Hongrie, la poésie est un art majeur, très ancré depuis le Moyen-Âge dans l’actualité de l’histoire mouvementée d’un peuple magyar à la fois reclus et constamment tourné vers l’Occident.

Ainsi à la Renaissance, la « poésie de troubadours » fait place à une poésie nouvelle, celle de Janus Pannonius (1434-1472), premier véritable poète hongrois. Très marqué par la Renaissance italienne, il écrit en latin des poèmes chantant l’amour et la patrie (Éloge de la Pannonie).

Poètes et guerriers
La paix connue sous le règne de Mathias Corvin s’achève par l’invasion turque ; en 1526 la Hongrie est divisée en deux, politiquement et géographiquement d’une part, religieusement de l’autre. La littérature religieuse à caractère polémique déferle sur la Hongrie, au détriment de la poésie condamnée par protestants et catholiques. Ces mêmes débats religieux entraînent en France le mouvement baroque au sein de la communauté catholique.

Ce climat de guerre engendre bientôt un mouvement de résistance et donne un nouveau souffle à la poésie avec Bálint Balassi (1554-1594). Soldat au destin héroïque, il se bat avec « son sabre et sa lyre » pour son pays (Adieux à sa patrie) et pour la langue hongroise qu’il voudrait voir s’élever au rang de langue poétique. Il écrit les joies de la vie guerrière ou le chagrin causé par un amour déçu, en s’inspirant des poètes latins et italiens, un peu à la manière de Ronsard en France. Balassi est surtout le premier poète de langue hongroise et le créateur d’une poésie nationale.

Souvent sous forme de chroniques rimées, la poésie de résistance est surtout celle des auteurs anonymes qui relatent les batailles et faits de guerre. Probablement en réaction à cette poésie « guerrière », la poésie d’évasion, largement inspirée des légendes d’orient ou des contes de Boccace, fait son apparition dans la première moitié du XVIIe siècle.

Miklós Zrínyi (1620-1664), est un grand seigneur féodal : il mène plusieurs campagnes contre les Turcs et signe une épopée, La Zrínyiade (ou Le Siège de Szinget) dans laquelle il raconte les exploits de son grand-père. Il est beaucoup moins connu pour sa poésie amoureuse ou ses écrits politiques et militaires.

En 1648, le traité de Westphalie porte un nouveau coup à la Hongrie qui se retrouve « colonisée » par les Allemands. La guerr