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A LIRE : András Török : Budapest, ma ville. Guide du flâneur ANTI-GUIDE Première publication : 8 février 2003, derničre mise ŕ jour: février 2003, par danubius
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András Török cherchait un guide introuvable... qu’il a finalement écrit. Si vous voulez un guide sur Budapest, prenez celui-lŕ ! Né en 1954 ŕ Budapest, András Török était l’ennemi public n° 888 dans les archives du Parti communiste hongrois. Biographe de Mark Twain et d’Oscar Wilde, il a été secrétaire d’Etat ŕ la culture et dirige la Maison de la photo. Son guide de Budapest a été édité en anglais et en allemand en 1999, et publié en français en 2001. Ce livre ne ressemble ŕ aucun autre guide. « La photo ŕ ne pas prendre », « un bâtiment public immonde », « la boutique d’antiquités la plus moche »... Ce guide est aussi un anti-guide. D’ailleurs, le titre anglais est Budapest, a critical guide, qui veut dire qu’il ne parle pas que des choses positives. Ce qui est intéressant dans une ville, c’est la vie dans toute sa complexité. Budapest est superbe, mais aussi horrible et ringarde parfois. Dans une rubrique intitulée « La honte », Török décrit des comportements typiquement touristiques comme, au restaurant, accepter la table prčs de l’orchestre tsigane ou rajouter un morceau de paprika rouge dans sa soupe de poisson. András Török invite de moins en moins ses lecteurs ŕ venir chez lui car sa femme déteste cela, alors quand il voit quelqu’un dans la rue avec son livre dans les mains, il se contente de le saluer. En revanche, s’il tombe sur des lecteurs devant la Caisse d’épargne postale, il ne peut pas résister. Il les invite ŕ venir voir de sa fenętre son toit superbe. C’est Ödön Lechner, l’un des plus grands architectes Art nouveau de Hongrie qui a dessiné ses magnifiques motifs végétaux et floraux que l’on ne peut pas admirer de la rue. C’est d’ailleurs la question que lui posa un de ses disciples : « Maître, pour qui sont ces décorations sur le toit puisqu’on ne peut pas les voir de la rue. » Et Lechner répondit : « Pour les oiseaux. » |
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