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JAZZ :
MIHALY DRESCH QUARTET ET ARCHIE SHEPP
HUNGARIAN BEBOP

Première publication : 24 décembre 2002, derničre mise ŕ jour: janvier 2005, par Jean Pierre Frommer


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Avec KALMAN BALOGH (cimbalom is a special Hungarian dulcimer) - FERENC KOVACS (vl) - MATYAS SZANDAI (cb) - ISTVAN BALO (dms).

« Ils ont su s’approprier le language du jazz et utiliser ce terreau commun pour y faire germer les graines de folklore magyar qu’ils portaient en eux. Une musique, qui, effectivement, ouvre une nouvelle aire dans le territoire du jazz. Et Shepp dont la présence semble avoir poussé ŕ se transcender ce quartet hongrois dont la musique est splendide.

MC (Budapest Music Center) est un label phonographique basé ŕ Budapest, placé sous la direction artistique de Laszlo Göz, et spécialisé dans le jazz et la musique contemporaine. Les noms de quelques instrumentistes hongrois prometteurs figurent ŕ son catalogue, dont ceux du vocaliste Gábor Winand et du guitariste Gábor Gado. Sans oublier Róbert Szalcis Lakatos (piano), József Horváth Barcza (basse), András Mohai (batterie) et András Dés (percussions), quatre anciens élčves du Conservatoire Béla Bartók constituant l’ossature du groupe Off Course, qui vient de commercialiser un Tales Of The Lighthouse au générique duquel pointe le piston branché d’Erik Truffaz. Mais le musicien maison emblématique demeure le polysaxophoniste vétéran Mihály Dresch, qui, sur le point d’enregistrer un exemplaire Hungarian Bebop au parfum tzigane prononcé (grâce ŕ l’archet de Ferenc Kovács), n’a pas hésité ŕ convier un monument du jazz libertaire ŕ venir souffler paisiblement ŕ ses côtés : le ténor afro-américain Archie Shepp, gučre dépaysé, puisque jadis signataire d’un inoubliable Black Gipsy. LIBERATION - Serge Loupien

Avec ou sans Archie Shepp, Mihali Dresch jouit d’une réputation en Europe qui en fait le fer de lance du département jazz du label BCM. Il est probable que męme sans Archie Shepp, nous aurions aimé ce disque. Shepp, vieux lion ŕ la combativité émoussée mais ŕ la générosité intacte, Shepp qui se fend de notes de pochette élogieuses, Shepp dont la présence semble avoir poussé ŕ ce transcender ce quartet hongrois dont la musique est splendide, Shepp qui continue au soprano ŕ savoir éveiller des émotions uniques et rend ce disque encore plus attachant. Mais sans lui la musique aurait été aussi belle car le saxophoniste ténor mihrab Dresch et ses compagnons, en particulier le violoniste Frenc kovacs, on su s’approprier le language du jazz et utiliser ce terreau commun pour y faire germer les graines de folklore magyar qu’ils portaient en eux. D’oů le titre (un peu réducteur dans la forme) qu’ils emploient pour désigner leur musique, qui, effectivement, ouvre une nouvelle aire dans le territoire du jazz. Il n’est qu’ŕ entendre la contribution de Kalman Balogh au cymbalum, sur un titre, pour percevoir que l’enjeu n’est pas tant instrumental qu’idiomatique et que si l’Afro-Américain peut croiser la ro